La pyramide de l’offre musicale

Voila une pyramide qui, à l’image du jeu défunt animé par Patrice Laffont, n’est pas dénué d’intérêt. Elle présente les différentes offres misent à la disposition de l’artiste pour générer des revenus, de la moins chère (titre à l’unité) à la plus onéreuse (chanson personnalisée). Les montants se rapprochent bien évidemment plus d’un orchestre de jazz que de ceux d’une tournée de U2 mais ils donnent une bonne idée générale.
Combien ??





Il y a un florilège de vidéo qui fleurissent régulièrement sur le net pour résumer les statistiques glanées ici et là. En voila une assez jolie réalisé par JESS3, une agence spécialisé dans le Webdesign et la visualisation de données avec pas mal de petit détails intéressants qui font prendre conscience à l’internaute de l’importance de son implication sur le net.
Par exemple sans moi il y aurait 349 999 999 utilisateurs Facebook, 14 999 999 utilisateurs Twitter, 233 999 999 sites web et 125 999 999 blogs. Et du coup ils auraient été un peu plus emmerdés pour faire leur vidéo chez JESS3. Je dis ça…
L’univers impitoyable de JR
J’avais parlé il y a quelques mois sur ce blog de l’exhibition Women are Heroes de JR sur l’île Saint-Louis. Un reportage complet a été réalisé par l’équipe de l’artiste avec des plans magnifiques et un florilège de réactions triées sur le volets. Très prenant et très bien réalisé.
Paul en Ski
Le ski nautique urbain c’est une vraie belle invention si on fait abstraction de la garde à vue et de l’amende. De toute façon je pense que même en comptant l’essence ça revient toujours moins cher à Bucarest que dans les 3 Vallées.
Le Business Model de Spotify

La représentation du business model de Spotify tiré des deux excellentes présentations d’Alexander Osterwalder sur l’industrie musicale visibles sur son site ici et ici.
Sa théorie est qu’à l’avenir et à l’inverse de ce qui se faisait par le passé, il n’y aura plus de business model dominant mais plusieurs modèles compétitifs. Il y en a déjà deux qui s’affrontent actuellement, basés sur deux technologies différentes : celui qui donne à l’utilisateur la possibilité de posséder la musique (le mp3 avec Amazon, iTunes et tous les sites de téléchargement payant) et celui qui lui donne la possibilité d’y accèder (le streaming avec Spotify, Deezer). Ce dernier demeure très populaire (7 millions d’utilisateurs en Europe pour Spotify) mais peine à trouver son modèle de rentabilité (5% seulement des utilisateurs ont souscrit un abonnement payant).
Impossible de prédire ce qui sera la norme demain, c’est toute l’incertitude d’une industrie qui est en train de se réinventer. Hier Last.fm a échoué, aujourd’hui Spofity semble avoir le vent en poupe pendant que Deezer bat de l’aile. Ce sont toutes ces expérimentations qui façonneront le (ou les) business model de demain.
Tâche d’encre


J’avais déjà abordé les packaging d’album avec le coffret AC/DC et je suis de plus en plus persuadé que le cd trouvera une porte de sortie honorable avec ce genre d’initiative. Il faut redonner aux gens une raison d’acheter et dépenser leur argent pour quelque chose qu’ils peuvent se procurer gratuitement. Et même si ses chiffres de vente deviendront marginaux, il pourra rester un produit “de luxe” prisé par les fans souhaitant posséder un support physique de qualité.
Ici, le cd se transforme en un objet design, en expérience artistique et l’exemplaire devient personnel et unique. Donc fini les boîtiers cristal bâclés avec livret de 4 pages écrit à reculons, il faut innover, créer, surprendre pour mettre en valeur la musique et créer un objet global que les gens auront envie de posséder tout en sachant que dans un avenir proche on ne s’adressera plus à une majorité avec ce type de produit.
Pad Bras, Pad Chocolat


Un petit mot sur l’évènement qui a totalement occulté la sortie de La Baltringue hier dans nos salles (17 spectateurs sur Paris) : la présentation de nouvelle tablette d’Apple par ce grand escogriffe de Steve Jobs.
Comme tous les produits Apple, j’imagine qu’il trouvera son public sans difficultés, mais j’ai un peu de mal à m’extasier et à comprendre les nombreux commentaires tels que : “la dernière fois qu’il y a eu un tel engouement pour une tablette, les commandements étaient écrits dessus” où encore “c’est le produit le plus extraordinaire au prix le plus abordable offert par Apple”.
Sans exagération, même si Amazon peut remballer son Kindle, la nouvelle tablette d’Apple est loin d’être la révolution attendue. Mis à part la taille de l’écran, ce n’est ni plus ni moins qu’un iPod en plus gros. Voir en moins bien : pas de téléphone, pas d’appareil photo (??), aucune connectique USB, pas de lecteur SD, pas de multitasking (pour lancer plusieurs applications en même temps), pas de sortie vidéo. Et on peut légitimement s’interroger (Hanin) sur le rendu des jeux, déjà limité graphiquement sur iPod Touch.
Pour transférer des films (qui devront être encodé en mp4, habile), de la musique où des photos, l’iPad sera totalement tributaire de l’ordinateur auquel elle devra être reliée. Sans parler de cette honte que représente la non-intégration de Flash dans Safari. Un peu dur pour un produit dont la navigation Internet reste un des premiers arguments de vente.
Alors oui évidemment elle est bien designée, ce sera plus pratique pour lire des livres et je suis pressé d’éclater mon record à Doodle Jump dessus. Mais pour 500 euros en entrée de gamme, pour moi Apple a fait le strict minimum.


















