Le Biffy Clyro nouveau est arrivé

Le nouvel album de Biffy Clyro sortira lundi prochain et comme c’est d’usage aujourd’hui dans la communication d’un groupe, il est écoutable en intégralité sur Myspace.
Une chose que je ne vous inciterais néanmoins à ne pas faire. Pour une raison simple, Myspace est à la musique ce que Facebook est à la photo : la qualité y est déplorable. Autant le mp3 ne dénature pas un morceau autant ici le son s’en ressent vraiment.
Ce qui est malheureux c’est qu’aujourd’hui on en soit arrivé là. Un groupe dont on est fan sort un nouvel album et notre première impression va se faire sur une page Internet devant un ordinateur aux enceintes moyennes avec un son de mauvaise qualité. Sauf si on la volonté d’attendre mais la tentation est grande.
Où est passé l’attente justement, la queue dans le magasin, l’affranchissement des 15 euros (qui représentait une soirée de babysitting où une après midi à tondre la pelouse), le retour chez soi dans le bus en lisant le livret et le placement fébrile dans une chaîne “3CDs” qui marquait le début d’une demi heure d’écoute attentive et studieuse.
Aujourd’hui un fan moyen va écouter une demi chanson en se marrant avec son pote sur MSN, en “pokant” sa mère sur Facebook et en tentant de battre le record de son collègue à “Paf le chien” (je suis à 18000). Tout ça en prêtant évidemment une attention toute partielle à la musique. Ceci fait, et sans prendre la peine de donner une seconde voir une troisième chance à l’artiste, il s’empressera d’aller noircir les forums pour donner son avis et dire à quel point le groupe l’a déçu.
Les conditions dans lesquelles on se trouve influencent grandement notre perception. Qu’est ce que penserait les cinéphiles du nouveau film de Tarantino si ils le voyait pour la première fois sur Youtube ?
C’est là à mes yeux un des enjeux les plus important de la future industrie musicale. Mettre en valeur le contenu et arriver à redonner à la musique “gratuite” une importance qui nous fera à nouveau lui consacrer du temps et de l’attention.
MAJ : Pour le livret on peut se consoler avec le dossier de presse officiel qui est très bien foutu.
Narratives 2.0




Narratives 2.0 est un projet développé par Matthias Dittrich qui a pour but de visualiser la musique. Le dessin se fait en fonction de la fréquence et du temps. Plus la fréquence est élevée, plus la couleur est orangée. Chaque chanson possède sa propre signature et même si cette représentation n’a pas grand interêt en soi, je la trouve très esthétique !
Je lui ai envoyé un mail pour qu’il essaye avec le dernier Patrick Sebastien, j’attends la réponse.
Les Foo Fighters en Live 2.0

Cette nuit j’ai veillé jusqu’à 3h du matin pour regarder les 3h de live en streaming des Foo Fighters sur LiveStream (en partenariat avec Facebook). Très franchement je n’attendais pas grand chose de ce live. Pour moi le streaming se résume à une qualité d’image peu probante et un son type “Youtube”, c’est à dire dégueulasse.
Néanmoins après le buzz autour de l’évènement et le succès du live de U2 sur Youtube, j’étais curieux de voir le résultat avec un groupe que j’adore.

Pour le coup j’ai vraiment été impressionné et je n’ai pas regretté ma nuit blanche. Non seulement les progrès dans le domaine sur streaming live m’ont littéralement scotché mais j’y ai en plus vu l’avenir de la diffusion sur Internet.
C’est la deuxième évènement que je vivais de cette façon là. Le premier avait été le record du monde du concert le plus long réalisé par Gonzales il y a quelques mois à Paris (27h de concert). Mais alors que le premier pouvait se voir reprocher pas mal de petits défauts (coupures toute les 30 minutes, fenêtre trop petite, son déplorable, qualité vidéo moyenne, …), celui-ci a été parfaitement réalisé : mode plein écran, son de qualité, fenêtre de dialogue Facebook et Twitter pour commenter l’évènement en direct et donner de la viralisation instantanée… j’ai assisté à mon premier vrai concert 2.0 !
Même si les connexions live ont été assez faible (20 000 streamers en moyenne, à comparer aux 10 millions pour le concert de U2), avec une qualité qui progresse de jour en jour la vidéo de concerts en stream a de très beaux jours devant elle. Peu de sites aujourd’hui proposent ce type de service de retransmission des concerts en live alors même que la technologie existe depuis un certain temps. La majorité des salles de concert dispose d’un accès Internet haut-débit et de systèmes de captation et la mise en place d’un tel système n’est à priori pas très compliquée (cf cet article).
Le principal problème des WebTV aujourd’hui est de ne pas proposer où en tout cas peu de programmes de qualité. On trouve des exclusivités comme sur Konbini, mais pas de réel “évènement” en direct, alors même que c’est ce type d’évènement qui pourrait générer de l’audience. Ici on parle d’un concert, mais pourquoi pas imaginer à l’avenir un spectacle, un match de foot, etc… à condition d’acquérir les droits de retransmission évidemment. Mais avec son audience de 10 millions de spectateurs et ses énormes moyens, Youtube peut prétendre se placer aujourd’hui en concurrent direct des chaînes de télévision.
Ce concert des Foo Fighters n’était pas motivé par le seul amour de la technologie et de la musique, le groupe a une actu (sortie du Greatest Hits ce mercredi, en même temps que Saw 6) mais ici encore c’est subtilement amené (“A concert wouldn’t be complete without a merch table… Check out the NEW Classics’ line on the OFFICIAL ONLINE STORE“). Et les 3h de concerts nous font largement oublier le côté marketing de la chose. Parce qu’au final ce qui compte c’est la musique et les Foo Fighters se débrouillent plutôt pas mal dans ce domaine ! Hier j’ai passé 3h devant un grand marathon du rock avec solos de batterie, blagues graveleuses, épopées de guitares et avalanches de tube et j’ai été conquis.
Pour ceux qui ont raté ça, le concert est retransmis en boucle ici.
Les Chocapics augmentés
Depuis quelques temps on entend beaucoup parler de réalité augmentée, de vidéo augmentée ou encore des prix du lait augmentés (ce qui va probablement provoquer la ruine de mon ami Jocelyn).
Derrière cet adjectif se cache, non pas une réalité économique, mais une technologie qui permet d’incruster en temps réel des univers 3D sur un écran 2D en mouvement (comme par exemple un téléphone portable).
La technologie existe déjà depuis un certain temps. Elle est couramment utilisée lors des retransmissions de matchs de football. Des panneaux verts sont installés tout autour du terrain et la publicité est intégrée directement pendant le match, ce qui permet de placer des réclames différentes en fonction des pays.
Récemment on a pu voir quelques applications iPhone 3GS basées sur la réalité augmentée, comme par exemple Métro Paris qui utilise la caméra et la boussole pour situer les stations dans l’espace :

Les résultats sont bluffants, si on m’avait dit il y a dix ans qu’un jour je pourrais jouer à un vrai jeu de plate-forme 3D en agitant ma boîte de céréales devant ma webcam, je n’y aurai pas cru. Et j’aurai surtout demandé qu’on me rende le pog Pico qui manquait pour finir ma collec…

Don de son

Lors d’une récente conférence, Terry McBride, un américain que je ne connais ni de Dave, ni d’Adam, a évoqué une théorie intéressante (qu’on peut retrouver ici) :
Le groupe dont il était le manager vendait en moyenne, les soirs de concert, pour 300 dollars de CDs, cela après avoir mentionné une ou deux fois sur scène le bon achalandage de leur échoppe se trouvant dans le fond de la salle.
Il décida de changer leur approche et de les pousser à créer une connexion émotionnelle avec le public. A la fin du concert, juste avant de quitter la scène, le groupe faisait part aux gens de l’excellent moment qu’il venait de passer et il les invitait à prendre absolument un CD en partant. Peu importe le prix qu’ils étaient prêt à mettre.
En utilisant cette technique pendant un moment, le groupe est passé de 300$ à 1200$ de recette par date !
L’effet est même encore plus fort.
En revenant quelques mois plus tard dans un endroit où ils avaient appliqué la technique du “don de disque”, ils eurent la surprise de voir le nombre de personne venu assister à leur concert doubler ! Les gens qui avaient pris un disque (et qui ne l’auraient pas forcément fait en suivant la démarche classique) étaient devenus fans et avaient ramenés leurs amis.
L’expérience de ce groupe ne peut pas pour l’instant faire office de généralité mais elle n’est pas sans rappeler l’initiative de Radiohead qui avait distribué son album In Rainbows un peu selon ce même principe.
Le disque était disponible gratuitement sur un site Internet. Les visiteurs avait la possibilité de télécharger l’album et de payer la somme de leur choix si ils le souhaitaient.
Les résultats des ventes pour l’album de Radiohead ont été les suivants au bout d’un mois :
- 450 000 téléchargements payant à 4 euros en moyenne
- Le disque sorti en parallèle dans les magasins s’est retrouvé en tête des ventes en France, Angleterre et aux Etats-Unis
- Les 60 000 places à 55 euros de leur concert en France se sont vendues en une matinée.
Au bout d’un an :
- 3 millions d’exemplaires distribués dont 1 750 000 en CDs (à 12 euros)
- 100 000 DiscBox vendues (60 euros l’unité)
- 30 000 albums vendus sur iTunes (9,99 l’unité)
- 1 200 000 places vendues lors de la tournée mondiale 2008 (autour de 60 euros la place)
- Le cachet de Radiohead est passé à environ 400 000 euros par date…
L’idée mise en place par Radiohead en pleine campagne anti-téléchargement a alimenté les conversations et contribué à leur assurer une excellente couverture médiatique. Elle leur a également donné un statut de leader culturel qui défend les intérêts du consommateur, renforcé leur identité et leur à fait gagner une grande popularité. Les gens ont totalement occulté l’aspect économique alors même que cet album gratuit a été un de ceux qui leur à rapporté le plus d’argent.
Alors évidemment Radiohead est un groupe qui possèdait déjà une certaine notoriété et une bonne base de fans. Mais à l’echelle locale je pense que c’est une démarche intéressante qui peut développer l’audience d’un groupe et booster le bouche à oreille.
Evidemment je ne pourrais pas être tenu pour responsable si après avoir mis la technique en oeuvre, vous vous retrouviez avec votre stand dévalisé et une recette nulle. On est en France après tout.
Sources :
- L’experience de Terry McBride.
- Cette très bonne présentation sur la stratégie marketing de Radiohead
Hurt
Hurt est une réinterprétation par Johnny Cash du tube écrit par Trent Reznor sur l’album The Downward Spiral de Nine Inch Nails.
Elle a été enregistrée quelques temps avant sa mort et Johnny Cash (qui a un faux air de Michel Galabru dans le clip) donne vraiment à la chanson un tout autre aspect, la rendant plus blues, plus simple mais aussi beaucoup plus poignante. L’émotion qu’il transmet avec trois fois rien est impressionante !
Par contre à ne pas écouter après une rupture, un licenciement où bien une défaite au Kem’s…
Pour comparaison, la version originale par Trent Reznor :
Dyson Air Multiplier

Post techno sur le nouveau produit de chez Dyson qui ne s’appelle pas Mike mais Air Multiplier. On connait déjà la société, célèbre pour ses aspirateurs et plus récemment ses sèches-mains Airblade qu’on trouve même dans les relais Arches sur l’autoroute A6.
Ici l’idée c’est de révolutionner le ventilateur avec un design qui tue et l’absence de pâles. Je ne sais pas si c’est efficace mais en tout cas ça donne envie de tester. Pour l’achat il faut compter 300$ donc avec le taux de conversion actuel (fixé par Apple) ça devrait faire environ 300 euros.


La meilleure vidéo du monde

Impossible d’exporter la vidéo de ce qui est et restera à jamais le meilleur épisode de Striptease de tous les temps. Chaque réplique est un gag. Vraiment magique !
There Goes The Fear
Je n’avais jamais entendu cette version de la chanson qui est limite mieux que l’originale. Par contre le clip c’est n’importe quoi.
Flash Forward
“Le 6 octobre, le monde a sombré dans un blackout total qui a duré 2 minutes et 17 secondes. Pendant ce laps de temps, l’humanité entière a vu son futur”
Voila le pitch simple et redoutablement efficace de la dernière série à succès d’ABC, un espèce de croisement mi-Heroes, mi-Lost, mi-molette. J’en suis à 3 épisodes pour l’instant et j’attends les 9 prochains avec impatience. L’intrigue est captivante, c’est bien foutu, y a des allemands méchants et des chinois gentils à qui il arrive un tas de saloperies, on retrouve un bon gros suspense et on a hâte de savoir la suite.
Si la série marche, ce qui semble être le cas vu le record d’audience des deux premiers épisodes, ABC a déjà prévu de commander 6 saisons supplémentaires. Autant dire qu’on est pas prêt de connaître le fin mot de l’histoire…
Et pendant ce temps là, dans le dernier épisode de Joséphine Ange Gardien : “Vincent Delattre, chirurgien esthétique de grande renommée, est sur le point de vendre le manoir dont il a hérité de son père, lorsque son notaire découvre que ce dernier avait, au Brésil, un autre fils-clandestin. Il faudra toute la patience, et toute l’intuition de notre Ange Gardien, pour que Vincent qui voue une haine absolue à son jeune frère inconnu, le découvre, et finisse par l’accepter…“







